Le don au fil de l’âge

Le style de vie et la situation financière de vos clients évoluent avec le temps. Il en va de même de leur façon de donner.

La première chose à connaître sur un client, c’est son âge.

Le type de don varie selon l’âge.


Les jeunes adultes

Don en espèces et participation

Encore aux études ou en début de carrière, les 18-30 ans disposent de ressources limitées. De façon générale, ils font des dons spontanés en espèces ou participent à des activités ou à des événements spéciaux.

Don mensuel

Dans la trentaine, ils optent pour des façons plus simples et plus pratiques de faire des dons, comme les programmes de dons mensuels automatiques au profit d’un organisme donné. Cette solution s’avère particulièrement simple si elle prend la forme de paiements préautorisés à partir d’un compte de chèques ou d’une carte de crédit.

Les adultes mûrs

Don d’une assurance vie

Dans la quarantaine et la cinquantaine, les gens affichent un niveau d’endettement personnel élevé et ont donc besoin de moyens d’économiser de l’impôt. Il peut être très intéressant pour eux de financer un don au moyen d’une police d’assurance vie, une façon de faire un don différé important en ne payant, dans l’immédiat, que des primes modestes qui leur donnent droit à un crédit d’impôt annuel.

Don d’actions cotées en bourse

Cette façon de faire intéressera surtout les gens en milieu ou en fin de carrière qui disposent d’actions, de parts de fonds communs ou d’options d’achat d’actions dont la valeur s’est appréciée. En effectuant un don à l’aide de ces instruments, ils bénéficient d’un taux d’imposition réduit sur le gain en capital et de déductions fiscales immédiates.

Les retraités

Don testamentaire

Mieux au fait de leurs revenus et de leurs besoins de retraite, de nombreuses personnes de plus de 60 ans entreprennent de planifier des dons testamentaires, aussi appelés legs. Ce type de don peut prendre la forme d’un montant spécifique, d’un pourcentage ou du reliquat d’une succession.

Don de montants accumulés dans un régime de retraite

De plus en plus de donateurs désignent des organismes de bienfaisance comme bénéficiaires de leur régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou de leur Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR). Ce don leur permet de réduire le montant de l’impôt successoral.

Don d’un bien immobilier

Un retraité peut, par exemple, faire don à un organisme de bienfaisance d’une résidence secondaire que sa famille et lui n’utilisent plus ou d’une propriété commerciale dont il n’a plus besoin.

Rente de bienfaisance et don d’intérêts résiduels

Les clients en quête d’une source de revenu fiable, avantageuse au plan fiscal (souvent libre d’impôt) et d’une façon judicieuse d’appuyer un organisme de bienfaisance optent souvent pour le don assorti d’une rente et la fiducie résiduaire de bienfaisance. Ces deux instruments permettent de faire un don résiduel à une œuvre de bienfaisance tout en assurant au donateur ou à ses héritiers un revenu leur vie durant.

Le don assorti d’une rente comporte de nombreuses restrictions, notamment en matière d’admissibilité. Cela explique la popularité du contrat de réassurance qui permet à l’organisme caritatif d’utiliser la totalité ou une partie du don pour contracter une rente auprès d’une société commerciale autorisée.


Les jalons de la vie

Il est important de déterminer ce qui peut inciter vos clients à faire un don. Les gens prennent rarement la décision de faire un don important, surtout un don différé, simplement parce qu’un organisme a besoin d’argent.

Ils font habituellement ce type de don lorsqu’ils rédigent leur testament ou planifient leur succession.

Par ailleurs, l’idée de planification est souvent inspirée par desévénements importants ou déterminants qui se produisent tout au long de notre vie : mariage, divorce, remariage, arrivée d’un nouvel enfant (ou de petits-enfants), décès d’un être cher… Un changement financier important, comme la vente d’une entreprise ou un héritage, est également un incitatif majeur.